La main de marbre
Le premier du tandem se révèle Genevois. Vous le connaissez. Vincent Du Bois est sculpteur sur pierre, «il y a plusieurs métiers dans la pierre» comme il me l’expliquait tantôt. Les expositions de sculptures au cimetière des Rois, c’est lui. La prochaine devrait logiquement se dérouler en 2027. Mais les autorités se montrent un peu frileuses cette fois. Sans doute faudrait-il que cette manifestation détournant provisoirement le lieu de sa fonction se montre un peu plus courte. L’homme sert par ailleurs de praticien, notamment certains. artistes et designers. La chose n’ayant rien de déshonorant dans la mesure où il le fait très bien. On remarque de lui deux œuvres chez Rosa, dont «Obsolescence programmée» une main géantes qui se fissure taillées dans le marbre. Et aussi et « Ghost hand » une seconde main géante taillée dans un marbre creusé au revers jusqu’à la translucidité. L’allégorie d’un travail manuel qui s’en va, remplacé par la machine et l’ordinateur. Il me semble loin le temps où «ne rien savoir faire de ses dix doigts» désignait les incapables. Vincent a aussi créé au sol une sorte d’horloge, où un gros cierge tourne comme une aiguille en laissait couler sa cire, qui forme des cercles parfaits.La semaine contemporaine
L’exposition fera bien sûr partie à la mi-septembre de la Geneva Art Week, troisième du nom. En matière contemporaine, les choses ne sauraient se voir dites autrement qu’en anglais. La semaine regroupera du 17 au 21 tous les espaces genevois, dont certains semblent aujourd’hui à la peine. Elle succédera donc à La Bâtie. Les mauvaises langues diront qu’un malheur n’arrive jamais seul. Mais il convient aussi que l’art actuel réagisse, alors que le Mamco et le Centre d’art contemporain se sont durablement transformés en SDF. Il existe une nouvelle génération à former, du moins en tant que spectatrice. Le public des galeries a par ailleurs pris un sérieux coup de vieux. J’en suis la preuve vivante.
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Bilan – 28 août
















