Rosa Turetsky ouvre la saison dans ses espaces enfin rénovés
Le premier du tandem se révèle Genevois. Vous le connaissez. Vincent Du Bois est tailleur/ sculpteur sur pierre, «et non pas marbrier» comme il me l’expliquait tantôt. Les expositions de sculptures au cimetière des Rois, c’est lui. La prochaine devrait logiquement se dérouler en . Mais les autorités se montrent un peu frileuses cette fois. Sans doute faudrait-il que cette manifestation détournant provisoirement le lieu de sa fonction se montre un peu plus courte. L’homme sert par ailleurs de praticien, notamment pour un designer. Une chose n’ayant rien de déshonorant dans la mesure où il le fait très bien. On remarque de lui deux œuvres chez Rosa, dont «Obsolescence programmée». Une main géante, taillée dans un marbre creusé au revers jusqu’à la translucidité. L’allégorie d’un travail manuel qui s’en va, remplacé par la machine et l’ordinateur. Il me semble loin le temps où «ne rien savoir faire de ses dix doigts» désignait les incapables. Vincent a aussi créé au sol une sorte d’horloge, où un gros cierge tourne comme une aiguille en laissait couler sa cire, qui forme des cercles parfaits.La semaine contemporaine
Bilan - 28 août
Une exposition collective à découvrir au prieuré Saint-Nicolas
Il y est des lieux privilégiés où des objets parlent directement à l’âme et la seule réponse apportée est le silence. C’est encore plus vrai dans des lieux qui ont grandi autour du silence comme le prieuré Saint-Nicolas. Un silence qui devient encore plus intense lorsqu’artis-tes et histoire y dialoguent.
Rosa Turetsky, galeriste genevoise, en partenariat avec Arnaud Le Bihan, maître de ce lieu, ont réuni huit artistes : Isa Barbier, Vincent Du Bois, Andrea Gabutti, Etienne Kräen-bühl, Marie Moroni, Sandrine Pelletier, Jean-Loius Perrot et Jean- Patrice Rozand, dont le point commun est la matière.
Midi Libre – juillet

Un savoir-faire ancré dans l'histoire
Depuis plusieurs décennies, Vincent Du Bois perpétue un savoir-faire ancré dans l’histoire: la taille de pierre. Héritier d’une tradition familiale, il a affiné son art entre la Suisse. l’Italie et les États-Unis, avant de fonder l’Atelier CAL’AS, spécialisé dans la sculpture et la restauration architecturale. «J’ai toujours oscillé entre l’art et l’artisanat, cher chant à préserver les gestes anciens tout en intégrant les avancées technologiques», nous raconte-t-il. Son atelier a joué un rôle clé dans la récente restauration de la chapelle des Macchabées. Un projet exigeant, mené en étroite collaboration avec l’ASPIG et divers experts en patrimoine bâti.
« J’ai toujours oscillé entre l’art et l’artisanat, cherchant à préserver les gestes anciens tout en intégrant les avancées technologiques »
IMMOscope 185 – avril

Sculpter l’avenir artisanal, entre tradition et modernité
Du 28 au 30 mars, les JEMA mettent en lumière les métiers d’art. Rencontre avec un sculpteur genevois qui perpétue l’art de la pierre.
Vincent Du Bois, sculpteur sur pierre, ici avec son œuvre «God’s hand», explore la symbiose entre création artistique et savoir-faire manuel. Pour lui, ces deux dimensions se nourrissent mutuellement.
Jennifer Weil
Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue (OFPC) Genève
Une exposition passe la conscience au kaléidoscope
A l’espace Muraille, des plasticiens interrogent avec humour et une grande variété de médiums cette notion sérieuse mais nébuleuse.

Irène Langin
Tribune de Genève, mardi 18 juin
Au cimetière des Rois, de l’art pour interroger notre rapport à la mort
A Genève, le lieu de sépulture des grandes figures de la ville et des notables accueille jusqu’en janvier prochain la deuxième édition de l’exposition en plein air «Open End»
Des interventions artistiques pour questionner notre rapport à la mort et aux cimetières. A Genève, le cimetière des Rois, où ne peuvent être enterrées que des personnes ayant contribué au rayonnement de la ville, de même que les magistrats, accueille jusqu’au 31 janvier la deuxième édition de l’exposition Open End qui, après avoir réfléchi en sur les rituels, se concentre cette année sur le double thème de l’immortalité et de l’environnement. Intitulée Renégociation, elle réunit 18 artistes invités à prendre du recul et repenser l’espace du cimetière, «ce miroir brisé de nos sociétés», selon les mots du sculpteur Vincent Du Bois, à l’origine d’Open End.























