Cimetière des Rois

Au cimetière des Rois, de l’art pour interroger notre rapport à la mort

A Genève, le lieu de sépulture des grandes figures de la ville et des notables accueille jusqu’en janvier prochain la deuxième édition de l’exposition en plein air «Open End»

Des interventions artistiques pour questionner notre rapport à la mort et aux cimetières. A Genève, le cimetière des Rois, où ne peuvent être enterrées que des personnes ayant contribué au rayonnement de la ville, de même que les magistrats, accueille jusqu’au 31 janvier la deuxième édition de l’exposition Open End qui, après avoir réfléchi en sur les rituels, se concentre cette année sur le double thème de l’immortalité et de l’environnement. Intitulée Renégociation, elle réunit 18 artistes invités à prendre du recul et repenser l’espace du cimetière, «ce miroir brisé de nos sociétés», selon les mots du sculpteur Vincent Du Bois, à l’origine d’Open End.

Le Temps - 9 octobre


L'art contemporain s'expose au cimetière des Rois

L'art contemporain s'expose au cimetière des Rois

Une exposition d’art contemporain dans un lieu insolite, c’est ce que propose l’exposition Open end. Pour la deuxième fois, elle se tient au cimetière des Rois à Genève.

Admirer de l’art contemporain dans le cimetière des Rois à Genève. C’est ce que propose depuis jeudi l’association DART avec le soutien du Service des pompes funèbres. Des œuvres d’art entre les célèbres pierres tombales de Calvin, Piaget ou encore Grisélidis Réal. 18 artistes contemporains, de John Armelder à Philippe Cramer en passant par le belge Eric Van Hove, se sont interrogés sur l’immortalité et l’épuisement des ressources naturelles. «Open end» revient pour la deuxième fois après 5 ans. L’origine du projet avec le sculpteur et plasticien Vincent Du Bois, membre de l’association DART.

Radio Lac


De mémoire de pierre

À Genève, le sculpteur Vincent Du Bois continue de tailler et façonner molasse, marbre ou grès. Il est l’un de derniers à perpétuer ce savoir-faire, autrefois tant prisé de l’art.

Texte et photos : Sébastien Ladermann

Le magazine du Temps – 28 août


Pour ou contre la mort : Promenade dans les arcanes du trépas

Marre du politiquement correct !?

Marre du politiquement correct !?

Un thème à découvrir sur La Ligne de Cœur du 29 mars au 2 avril. En parallèle à ce thème, l’émission reste ouverte à vos réflexions, à vos expériences et récits de vie.

Comment définir le politiquement correct ? Peut-on parler de culture du politiquement correct ? Est-ce un formatage du langage dans le champ social, politique ou interrelationnel ? Comment le comprendre et l’interpréter selon les contextes ? Pourquoi ce langage lisse ? Serait-ce de la bienveillance ou une forme d’hypocrisie ? Pour quelles raisons cet abus de langage « pour certains » aurait-il une telle propension dans les démocraties occidentales ? Souvent utilisé pour parler de classes sociales, de cultures, de genre, d’infirmités ou de diversité culturelle tendances sexuelles, permet-il vraiment d’asseoir une communauté de destins ? Au fond pourquoi prendre des gants pour parler des vrais problèmes et ne pas appeler un chat, un chat !?

Rencontre avec Nicolas Capt, Vincent Du Bois et David Rudrauf

Un avocat de Genève Nicolas Capt spécialisé, entre autres, en Droit pénal, Propriété intellectuelle et Droit des médias, un sculpteur et créateur, Vincent Du Bois qui a notamment fondé l’atelier Cal’AS à Lancy et un professeur associé de psychologie à l’Université de Genève (-présent) et actuellement le directeur du Laboratoire de modélisation multimodale de l’émotion et du ressenti (CISA),David Rudrauf, nous invite, avec d’autres contributeurs, à déshabiller la mort dans « Pour ou contre la mort ». Ce livre collectif, publié en par les Éditions Slatkine, est un condensé de réflexions autour de ce thème parfois éloignées du politiquement correct. Ainsi seront abordés dans cet ouvrage les avantages et désavantages de la mort pour le dire sans prendre de gants. Néanmoins, le thème reste traité avec humour, poésie, tendresse et sérieux quelques soient les représentations liées à la mort.


Les invités : Vincent Du Bois et Nicolas Capt « Pour ou contre la mort »

Vertigo, émission de la RTS

Emission

Vertigo vous emmène à la rencontre d’une personnalité et des événements qui feront l’actualité des scènes, des médias et des arts. Une émission de Pierre Philippe Cadert et Laurence Froidevaux

Conçu comme une balade subjective et insolite, dans lʹarrière-scène du trépas, retour sur lʹouvrage collectif, collection disparate – mais reliée par le fil rouge de la Grande Faucheuse – dʹimages dʹartistes reconnus sur la scène internationale et de textes littéraires, scientifiques vulgarisés ou philosophiques.
« Pour ou contre la mort – Promenade dans les arcanes du trépas », ouvrage collectif (dont Vincent Du Bois et Nicolas Capt, Frédéric Beigbeder, Plonk et Replonk, etc), éditions Slatkine
Vincent Du Bois et Nicolas Capt sont les invités dʹAnne-Laure Gannac


15 artisants qui font la Suisse romande

VINCENT DU BOIS
Autant artisan qu'artiste, il travaille la pierre comme peu savent le faire. Fondateur de l'atelier de sculpture et de rénovation Cal'As en , Vincent du Bois intervient autant sur des chantiers de restauration que sur des créations contemporaines. Le lien étroit qui unit, à ses yeux, la main, le coeur et la tête imprègne ses réalisations d’une approche singulière, volontiers iconoclaste.

Par Sébastien Ladermann

T_MAGAZINE


Et si on demandait son avis à un sculpteur ?

Et les artistes dans tout ça? C’est finalement aussi eux et leurs mois de travail qui l’on fait tomber avec la polémique et les statues déboulonnées. Ils n’y sont souvent pour rien. Vincent Du Bois est le Genevois qui a réalisé, en , à la Maison olympique de Lausanne, la statue du baron Pierre de Coubertin, personnage dont les idées racistes et colonialistes sont souvent rappelées. Nous avons demandé au sculpteur ce qu’il pensait des débats actuels.

Comment réagissez-vous aux polémiques de ces dernières semaines sur les sculptures anciennes de personnages historiques racistes ou ayant profité de l’esclavage?

Je vois les choses de deux points de vue, parfois contradictoires, celui du restaurateur d’ancien et celui du sculpteur contemporain.

Du point de vue du restaurateur d’art et du sculpteur passionné par la rigueur classique, j’ai le réflexe d’analyser le savoir-faire, l’art du modelé, les proportions et surtout la capacité à imprimer dans la matière le souffle de la vie. Par ce biais, j’apprécie surtout donc la main, le geste du sculpteur. Michel-Ange a fait de magnifiques sculptures qui peuvent aujourd’hui nous sembler sexistes, on ne va pas les détruire pour autant.

Heidi News – 26 juin (Article entier sur PDF)

Par Paul Ackermann